Etat des lieux

« L’état des lieux permet au bailleur de vérifier si au départ du locataire on constate l’existence de dégradations affectant les lieux loués et lorsque le preneur a été autorisé à les modifier, si les travaux fait par le locataire correspondent à ceux qui ont été convenus et doivent rester la propriété du bailleur ».

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Nous avons tous et toutes été confronté.e.s à cet exercice : location saisonnière, location d’habitation principale, location étudiante, location de véhicules, etc. Rien de plus normal après tout, il en va de la bonne relation et du respect des accords.

Bizarrement, cette règle ne s’applique jamais dans le monde du travail ni celui de la vie politique. Seule exception, les gouvernants, les patrons et les médias aux ordres ne se privent pas pour dénoncer les actions militantes qui utilisent parfois l’outil de travail comme ultime monnaie d’échange par exaspération ou désespoir. En cas de dégradations, l’état des lieux est sans appel, et les salariés sont condamnés moralement voire judiciairement. Les responsables politiques et les patrons, eux, peuvent détruire l’outil sans risque, d’autant qu’ils ne s’attardent généralement pas trop sur la « scène de crime ». Les médias ne se bousculent jamais pour dénoncer cette immunité de classe…

Tout le monde l’aura compris, nous n’aurons rien de plus qu’un message larmoyant à tous de JM Lacave pour solde de tout compte. Pourtant, on peut constater l’ampleur des dégradations dans l’établissement après son passage, et les travaux réalisés n’avaient pas été convenus avec le bailleur (nous les personnels, celles et ceux qui restent), loin de là ! Cette analyse vaut également pour le secrétaire général qui part sans doute avec la satisfaction du travail bien fait… Mais bien fait pour qui ?

Sans parler du discret départ du directeur de la stratégie…

Cette séquence de départs des cadres supérieurs de Météo-France, nous interroge sur la démocratie dans le monde du travail, sur le dialogue social, et sur la responsabilité effective de nos dirigeants.

Il est vraiment trop facile de détruire au prétexte de « reconstruire en mieux » quand on n’en assume jamais les conséquences.

Les personnels restent et subissent quant à eux. Les organisations syndicales restent aussi et doivent gérer la casse. C’est d’ailleurs pour cela que Solidaires-Météo, parfois isolé, refuse la co-construction (ou co-destruction ?) que voudrait imposer la DG.

Solidaires s’inscrit résolument dans la lutte et la transformation sociale au profit des personnels et des usagers du service public météo.

Nous le rappellerons aux futur.e.s responsables de l’établissement.

Dates des instances

CA
- 4 octobre 2019
CHSCTEP
- 9 et 10 octobre 2019
CTEP
- 15 octobre 2019
CAP ITM Avancements
- 16 octobre 2019
CAP ITM Mutations
- 14 novembre 2019
CAP Mutations IPEF
- 14 novembre 2019
CAP TSM Mutations
- 21 novembre 2019
CA
- 29 novembre 2019
CAP Avancement IPEF
- 5 décembre 2019
CAP TSM Avancements
- 17 décembre 2019
CTEP
- 19 décembre 2019