Parce que je le vaux bien

Insidieusement, jour après jour, la désorganisation de l’établissement assumée par nos directions et ministères successifs s’accompagne de difficultés nouvelles, de charges de travail croissantes ou inversement de perte de sens, de fragilités techniques jusqu’aux pannes majeures. Solidaires-Météo n’a cessé d’alerter, de mettre en garde, d’argumenter, sans jamais être entendu, étant accusé de passéisme ou pire d’être nous-mêmes facteurs d’inquiétude. Nous n’en sommes plus aux hypothèses, de partout remontent les mêmes alertes, en termes humains et métiers.

Pour Solidaires-Météo, le mal est global, généralisé, n’épargne aucun service. En conséquence, la réponse ne peut-être qu’à la même échelle.

Méfions nous de la hiérarchisation de tel ou tel service, telle ou telle fonction. Le meilleur prévisionniste du monde serait bien dépourvu sans l’organisation en amont qui fait intervenir de si nombreux métiers, et il n’y a de travail de nuit que par nécessité de service public, donc tous les permanents doivent être apprécié avec la même importance. Pour Solidaires-Météo, la cohésion sociale a un sens et reste notre fil rouge syndical.
A la reconnaissance individuelle ou très sectorielle, « parce que je le vaux bien », nous répondons réflexion générale autour de l’évolution des missions, des métiers, des statuts. Ces réflexions doivent mener à des plans de formation et de requalification voire de reconversion ouverts, équitables et partagés par tous.

A la question des qualifications imposées ouvrant droit à une reconnaissance particulière, engageons une large réflexion : de nombreux agents sont ou seront aiguillés contre leur gré vers de nouvelles fonctions, il serait hasardeux d’acter une reconnaissance particulière pour celui ou celle qui a eu la chance de rester sur un poste valorisé, aux dépens du collègue qui ne peut que subir. Rien de mieux pour exploser le collectif.

A la souffrance au travail ou à la dégradation des conditions, nous nous engageons activement dans le travail d’expertise indépendante dans le cadre du CHS.

A la refonte du temps de travail, nous assumons notre refus de discuter avec une ex-Drh chargée de mission de luxe. Le temps est venu de discuter dans le cadre ad-hoc à partir de ce CTEP de janvier.
Nous défendrons des rythmes de travail préservant le temps privé, et nous opposerons à toute organisation du travail susceptible de dégrader la vie personnelle : des heures supplémentaires à l’astreinte, tant que la mission de service public ne l’impose ou ne le justifie pas.
Il en est de même pour le travail posté en général. La réponse à la problématique de sous-effectif consistant en une redistribution des tâches sur un nombre restreint et toujours plus faible de salariés doit cesser.

A l’heure où des expressions de collectifs se font jour et que certaines revendications proposent d’entériner un recul social dans l’établissement contre quelques piécettes, que la direction finalise son projet temps de travail et prépare la mise en place du PPCR, Solidaires-Météo réaffirme ses valeurs de lutte et de transformation sociale. Tout l’établissement est attaqué, l’intérêt des agents se trouve dans la réflexion et les revendications collectives.

Dates des instances

CTEP
- 24 janvier 2017
CHSCT-EP
- 16 février 2017
CTEP
- 8 mars 2017
CAP TSM Promotions 2016
- 9 mars 2017
CA
- 10 mars 2017
CAP IPEF Mutation
- 1er juin 2017
CTEP
- 20 juin 2017
CHSCT-EP
- 22 juin 2017
CA
- 23 juin 2017
CTEP
- 5 octobre 2017
CA
- 6 octobre 2017

CHSCT-EP
- 26 octobre 2017
CAP IPEF Mutation
- 14 novembre 2017
CA
- 24 novembre 2017
CAP IPEF Promotions 2018
- 5 décembre 2017
CTEP
- 19 décembre 2017