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CTP NORD SPECIAL DU 12 AVRIL 2011

vendredi 15 avril 2011

Ont siégé pour le SPASMET-Solidaires Philippe Contini, Gilles Guillemin et Gérard Doligez et pour le SNM-CGT François Giroux

En préambule une déclaration liminaire (cf fichier joint) est lue pour rappeler le contexte de notre demande de ce CTP : en résumé, nous restons opposés à la réorganisation et à la loi sur la mobilité, et Météo-France se doit de trouver des solutions acceptables pour tous (sous-entendu y compris pour ceux dont les centres ferment et qui ne peuvent pas bouger).
Il est rappelé également que l’argument de dire que grâce aux progrès techniques des tâches peuvent être faites à distance marche dans les 2 sens, et que ces fonctions délocalisables pourront donner du travail à des centres qui voués à la fermeture se retrouveraient en net sous-effectifs lors de la transition, permettre à des centres pérennes qui seraient en sur-effectifs suite à des réaffectations ou avec plus suffisamment de tâches suite à la réorganisation d’avoir suffisamment de travail, et enfin répondre aux cas bloquants des collègues dont le centre ferme et qui ne peuvent pas bouger en continuant à travailler pour Météo-France sur place au sein d’une autre administration.

1) Ce sont les OS qui commencent à énumérer les fonctions auxquelles elles ont pensé (l’administration ne faisant que réagir à chaque proposition - réactions en italique) :
Commerce : l’IC (=ingénieur commercial) est déjà un exemple appliqué de fonction délocalisée ; il pourrait donc être crée d’autres postes. Pour ce qui est des AC (assistant commercial), il faudrait juste trouver comment les intégrer à l’équipe de la DIR car du point de vu outils ce n’est pas bloquant
A examiner plus en détail pour l’AC
Qualité : cela peut-être une solution en appoint du RQ actuellement au CMIR, avec en plus un rôle d’auditeur
Peut-être pas un temps complet
Hygiène et sécurité : une fonction d’ACMO ou d’aide-ACMO peut très bien être délocalisée, ce qui permettrait de plus à y consacrer plus de temps
Difficulté car éloignement du président du CHS, mais pas insurmontable par téléphone ; pas un temps complet
Informatique : une fonction de développeur peut très bien être tenue à distance (nombreux exemples existants)
Il ne faudrait pas devoir recourir à une formation lourde – peut-être problème d’outils
Réseau : l’exemple du technicien chargé du réseau en CMIR peut-être appliqué pour d’autres CMT et tenu à distance
Pb hiérarchique car devrait dépendre d’OBS/D et non de CMT/D ; CMT/D ne s’intéresserait plus à l’obs ; pb des missions seul
Climatologie : aussi bien les contrôles mensuels que les productions clim peuvent être tenues à distance ; cela peut même être étendu aux rapports cat-nat et aux dossiers éoliens
Disponibilité de tous les outils à vérifier, productions clim risquent de changer en 2012
Production : un poste MPF délocalisé est envisageable
Même remarque que pour les fonctions de développeur - A analyser plus en détail
Formation : un rôle de formateur dans les domaines de la VH, du changement climatique ou autres, en externe comme en interne, peut être délocalisé
Demandes inégales selon les périodes de l’année, trajets, pas à plein temps
Communication : peut permettre de répondre aux demandes des scolaires ; peut aussi servir de représentation déléguée dans un département
Ok pour les scolaires dans le cadre d’une fonction « nomade » (c’est-à-dire avec trajets) ; pour la représentation cela demande analyse
Secrétariat : aide au secrétariat CMIR et CMTs, saisie data recue, archivage
Déjà en cours d’étude pour les personnels DGAC des CDMs
Dossier enquête-accident :
faisabilité à voir avec Lesquin

Toutes ces fonctions seraient sur un régime de type horaires de bureau.

D’une manière générale l’administration n’a rejeté aucune de nos pistes, ce qui sera acté dans le relevé de conclusions ; elle a simplement noté qu’il faudrait vérifier la faisablilité notamment au niveau outils (informatique, véhicule de service, locaux...
-> nous avons insisté pour qu’une première analyse soit d’ors et déjà réalisée – la réponse de la direction n’a pas été très claire : qu’une partie de ces fonctions demandent des compétences (nous avons répondu qu’il y avait la formation permanente pour cela si besoin), et que cela risque de compléxifier la coordination (pas plus que ce que la réorganisation prévoit selon nous) et qu’il ne faudrait donc pas cumuler trop de ces fonctions (cela nous paraît évident).
Dans le cas d’un agent isolé, il faudra veiller à mettre en place une organisation qui permette à celui-ci d’être en relation suivie avec le CMT le plus proche et/ou le CMIR, par téléphone mais aussi déplacements réguliers.

2) Concernant l’état d’avancement des solutions dans les CDMs de la DIRN, pour l’administration c’est aux CAPs de traiter cela.
A notre question de savoir où en était l’écoute, elle répond bien sûr qu’elle n’est pas terminée (mais concrètement ?) et que rien n’est définitif même pour ceux qui auraient postulé sur des postes préfigurés…
Nous faisons remarquer que cela semble aller plutôt lentement pour Saint-Quentin où il ne reste plus que 2 agents dont 1 qui a eu sa mutation mais sans date d’affectation, ce qui engendre un fonctionnement compliqué du CDM02 affectant également les agents de VDA et Abbeville en plus des intéressés.

Quant aux décrets de fermeture des centres 2013, elle nous assure que la DRH fait tout pour qu’ils sortent au plus vite… Mais la prochaine CAP approchant, les futurs mutés de ces centres risquent d’encore ne pas pouvoir toucher les primes, comme cela est arrivés pour certains collègues des centres 2012, ce qui est inacceptable !

3) Concernant les alternatives à Météo-France en télétravail pour les agents qui ne peuvent bouger (c’est-à-dire, selon l’administration, les agents qui auront monté un dossier social), l’administration n’est pas pour qu’il ait lieu à domicile (ce avec quoi nous sommes d’accord) , mais que si celui-ci pouvait être envisagé dans d’autres administrations ou établissement, en ultime recours, [*au cas par cas*] (cela nous a été répété maintes fois…), uniquement pour les ceux qui ne peuvent pas bouger et non ne veulent pas bouger (nuances.. mais quand on a un conjoint qui travaille sur place et un logement dont on est propriétaire n’est-ce pas des bonnes raisons de ne pas vouloir et donc de ne pas pouvoir), ce ne sera vraisemblablement que [*temporaire*] (avant départ à la retraite ou le temps de trouver une autre solution mais selon DIRN/D ce n’est « pas viable sur plusieurs années ») ; nous faisons remarquer pourtant que certains ministres ont affirmé dernièrement vouloir développer le télétravail dans la fonction publique !
La direction de la DIRN considère que partir dans une autre administration pour faire un autre métier (même si la volonté de Météo-France est de garder tous ses agents) est plus facile et pérenne, ce avec quoi nous ne sommes pas d’accord car nous réaffirmons que la majorité des agents souhaitent continuer à travailler pour la météo, et que s’adapter à un métier qui n’a rien à voir est plus difficile (cf cas récent dans le nord-est).
[*Elle ne veut pas entendre parler de solution antenne ou de CMT multipolaire*] dans le cas ou plusieurs personnes d’une même station ne pourraient bouger. Et pourtant le cas Montpellier-Nîmes existe !

Concernant les démarches vers d’autres administrations ou établissements, elles sont pour l’instant quasi-inexistantes (même si certains préfets avaient affichés à l’annonce des fermetures la possibilité d’accueillir certains météos), mais l’administration affirme que cela reste possible dans le cas où un agent serait demandeur ; la DIR et/ou le DDM peuvent prendre des contacts (notamment vers les DREAL et DDT), mais c’est à l’agent ensuite de montrer son intérêt pour un poste. Un appui de la DG serait ensuite donné pour finaliser la chose, et l’agent serait placé en détachement.
Nous faisons remarquer que les infos pratiques (modalité de détachement, rémunération, …) doivent être mises à la disposition des agents, et que certains pourraient avoir besoin d’une formation à l’entretien.
[*Dans les faits, concernant ces démarches vers d’autres administrations ou établissements, nous sentons bien qu’il n’y a aucune volonté de la direction de la DIRN de s’investir concrètement dans des recherches de solutions.*] Il est dit aux agents de s’occuper de tout (recherche de postes, contacts avec la structure, demande d’entretien...). La direction de la DIRN n’assume clairement pas son rôle.


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