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Carton rouge ICP avec mentions spéciales !

mardi 11 février 2020

Carton rouge ICP

Mentions spéciales

à DSR/D, chef du bouzin*,

à DSO/D, cheffe du service qui n’accueille aucun surnombre,

et à la PDG qui valide tout cela sans broncher !

Par sa « stratégie » ICP, la direction générale aura au moins réussi un truc : diviser le personnel « restructuré » en deux groupes, ceux qui ont obtenu un droit à option et les autres.

Attention, nous ne disons pas que la DG a réussi à monter les agent-es « les un-es contre les autres », mais qu’elle a généré deux collectifs qui, de fait, sont traités différemment.

La seconde phase de la première itération ICP s’ouvre : la direction doit se rapprocher des recalés et… Et quoi ? Difficile à ce stade de prévoir ce que les DIR/D en charge du SAV vont mettre sur la table.

Le round d’observation, tout comme les vœux et les bonnes résolutions, sont derrières nous. Nous entrons dans le vif…

Le vif c’est, certes, parfois un peu de soulagement et un horizon qui se dégage pour certains ; mais c’est encore beaucoup de flou sur le fonctionnement du bouzin 2022 (voire même 2020 et 2021...) ; et c’est surtout le désarroi, la colère et l’angoisse des agent-es d’un côté, et de l’autre, certain-es chef-fes et chefaillon-nes qui se décomplexent, se crispent ou fuient.

Venons en à l’objet de ce CARTON ROUGE : les surnombres par services, les modalités d’ouvertures des postes pour le prochain tour d’ICP, les postures des mis au ban.

JM Lacave avait, au moins, accepté le maintien sur place des agent-es, revendiqué par les organisations syndicales. Cette part de l’héritage est assumé par V Schwarz et a des conséquences managériale. Il faut en effet redonner un horizon aux agent-es via le travail à distance et les quelques services qui restent localisés sur les territoires : l’aéro, les MIR, les CMIR. Et, comme pour toute autre réorganisation (fusse-t-elle une réorganisation d’ampleur), il faut générer puis gérer des surnombres dans le temps long. C’est bien la DG qui a voulu cette réorganisation d’ampleur, NON ?

Quelques services ont fait des efforts, mais côté « DSO/MIRs », on a un problème, il n’y a pas ou très peu de surnombres. Après avoir fait miroiter des possibilités de reconversions massives de fonctions TSE vers des fonctions TSI, la DSO claque la porte sur les doigts des candidats à l’ICP dès que la cible Osmose est atteinte. Pourtant, une forte incertitude plane sur la charge de travail de maintenance que va générer l’automatisation du RCE. Qui plus est, les compétences des TSE, qui s’inscrivent dans les activités de gestion de réseau, sont déposées sur le paillasson d’entrée de la MIR !

Les futures divisions Services, si elles ont ouvert la porte à quelques MC et CPR de plus, ne savent toujours pas comment elles vont s’organiser ni comment elles vont étaler la charge de travail qui va rester immense. Là aussi, il faut absolument dégager des marges ! Et en particulier à la montagne pour stopper l’hémorragie des départs !

Solidaires-Météo revendique :

  • la réouverture de tous les postes à tous les restructurés, pour permettre à celles et ceux qui souhaitent changer d’avis après les différentes annonces de la DG de le faire. La DG maintient actuellement son verrouillage, faisant fi de l’impact des annonces de la PDG ;
  • que cette notion de perte de droit à option pour pouvoir candidater sur un autre poste soit mise de côté ; si elle est mécaniquement juste, elle est particulièrement violente humainement. La DG a déstabilisé tout le monde, elle doit maintenant rassurer les agent-es. Cela passe par des offres de reconversion choisie, et cela implique d’assumer les surnombres. Distribuer plus de droits à option que d’agents au cours du processus n’est pas un problème en soit.
  • l’ouverture immédiate d’un poste TSE (gestion de réseau) dans chaque MIR qui en est dépourvu à l’issu de ce 1er tour ICP.
  • le débloquage de surnombres pour des agents volontaires aux reconversions TSE/TSI, notamment dans des MIR où se dessine des départs possibles à court et moyens termes.

Dans tous les cas, nous (re)disons aux agent-es : vous n’êtes pas responsables mais victimes de ce qui se joue.

Vous n’avez pas à vous engager sur un poste qui ne vous convient pas. Bref, vous avez tout intérêt à ne pas céder à la pression qui est exercée ou va être exercée sur vous.

Les rencontres individuelles proposées par l’encadrement à la suite de l’ICP constituent une phase importante du processus ICP, sans nul doute génératrice de stress. Solidaires-Météo vous recommande de ne pas y aller seul-e, : faites-vous accompagner par un-e collègue ou par un-e représentant-e du personnel, ou , dans le cas d’un collectif concerné, demandez un entretien commun.

Surtout, ne vous engagez pas à l’issue du premier entretien. Encore une fois, c’est la direction qui a fait ce choix de gestion, et il n’est pas du tout indécent d’exiger un minimum de réflexion avant de vous engager sur un choix qui va conditionner votre avenir professionnel.

* Définition
de « bouzin » : Désordre, désorganisation, bordel


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