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Lettre ouverte à la direction de la DIRO

vendredi 18 février 2011

LETTRE OUVERTE A LA DIRECTION DE LA DIRO

A moins d’un mois du début des éventuels stages liés à la réorganisation (bascule CMIRO2012), aucun calendrier n’est communiqué aux personnels concernés. De plus, aucune information n’est communiquée quant au caractère obligatoire ou pas de ces stages. Tous les agents seront t’ils formés ? Et dans quelles conditions ? Bref, autant de questions, pour le moment sans réponse. Ce flou total n’est pas sans ajouter de nouveau du stress à du personnel déjà fortement touché.

La direction a visiblement oublié le principe de fonctionnement des services permanents et semi-permanents. Un petit rappel : un tableau prévisionnel est construit en amont avec une anticipation d’un mois en moyenne, ce qui permet à tous de "caler" ses obligations personnelles.
Il est par conséquent inacceptable de modifier ces tableaux dans un délai aussi court et d’ajouter de la précarité aux contraintes d’exploitation. Dans le cas de stage, il s’agit de tâches "prévues" et l’on ne peut invoquer la force majeure, qui ne se justifie qu’en cas de maladie par exemple.

Par ailleurs, on assiste ces derniers jours à une multiplication de cas de pression individuelle pour inciter des agents à se porter "volontaires" pour ces stages. Avec le climat de défiance actuel, on peut comprendre la réticence des agents à signer un chèque en blanc à la direction (pas de dates, contenu des formations inconnu…), cela en plus des contraintes générées (déplacement sur plusieurs jours, impact sur les tableaux de service…)

Peu ou pas de volontaires se sont manifestés pour le moment, à moins de qualifier de volontaires les agents de CDMs inscrits autoritairement par quelques DDMs zélé(e)s.

Rappelons qu’à la réunion du 18 février, la direction, en réponse à une collègue Prévi, a dit : "si vous ne pouvez pas aller à Toulouse, Toulouse viendra à vous". Appliquons ce raisonnement de bon sens à la région en déplaçant le ou les formateurs et non pas les stagiaires. C’est plus économique, plus écologique et potentiellement moins dangereux. Et que l’on ne nous dise pas que cela est techniquement impossible : dans un passé pas si lointain, Météo France Ouest savait installer des salles de formation délocalisées dans des CDM (formation PIC par exemple). Manque de volonté, manque de moyens techniques ou même humains ? La question est posée.

Les pressions individuelles sont inacceptables et les agents doivent s’opposer et dénoncer ce mode de fonctionnement.
Comme le rappelait le tract précédent du SPASMET-Solidaires Ouest, la direction met en place une organisation non voulue et dénoncée par les personnels, à charge pour elle d’en supporter et assumer les conséquences. Si un pas a été fait pour l’organisation matérielle (prise en charge de la logistique, Cf. RIMO du 14/02) il reste encore beaucoup à faire en terme d’organisation sans jouer sur la culpabilisation ou le chantage.
La mise en place de cette lourde phase de formation va avoir des conséquences non négligeables sur le fonctionnement de l’ensemble des services de la DIR, elle ne doit en aucun cas être traitée à la légère.


Les agents attendent une réponse rapide et sans ambiguïté de la part de la direction.

Les représentants SPASMET-Solidaires au CTP Ouest


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