Accueil > Sections locales > Ouest > CHSCT

Le CHSCTSS du mardi 7 janvier 2014.

lundi 13 janvier 2014

Le CHSCTSS du mardi 7 janvier 2014.

Le CHSCTSS qui s’est réuni le mardi 7 janvier 2014, à la demande de représentants titulaires du personnel, conformément au décret relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail dans la fonction publique, avait un ordre du jour limité et spécifique.
( Cette réunion s’est déroulée en présence de madame Champagne, présidente du Comité, de madame Gavoret, de monsieur Sanson, du docteur Lebret, médecin de prévention, de madame Van Der Vossen, psychologue du travail à Météo-France et des représentants du personnel).

Il s’agissait de débuter une réflexion à propos de l’usage des « registres de santé et de sécurité au travail ». Ouverts dans chaque entité de la DIRO, ils contiennent « les observations et suggestions des agents relatives à la prévention des risques professionnels et à l’amélioration des conditions de travail  » (article 3-2 du décret).
Nombre de collègues rechignent à recourir à ces registres, parfois par méconnaissance mais surtout par absence de confiance quant au suivi, au traitement ultérieur de leurs remarques. À ce titre, il faut « redonner confiance aux gens, les assurer que toute parole dite sera prise en considération  » (Mme Van Der Vossen).
Lorsqu’un agent a recours au registre, le CHSCTSS ne peut l’ignorer ou faire l’impasse, puisque le décret oblige le Comité à examiner les registres, à analyser l’ensemble des remarques et à leur apporter les solutions les plus appropriées.
Dans les mois à venir, le CHSCTSS de la DIRO aura pour tâche importante de mieux préciser auprès de l’ensemble des collègues l’usage de ces registres.

En matière de signalement des comportements inappropriés ou situations de souffrance au travail, les interrogations sont nombreuses : qui peut signaler, comment, quelles règles respecter, s’adresser à un supérieur hiérarchique ou bien aux spécialistes de santé....tout en faisant la part des choses entre son ressenti personnel et l’objectivité d’une situation, parfois difficile à définir.

En ce qui concerne leur traitement, c’est encore plus complexe. L’administration peut avoir recours au « retour d’expérience », afin d’identifier ce qui a pu peser sur les agents lors de situations métiers difficiles.

La prise en charge pluridisciplinaire (administration, médecin de prévention, assistante sociale, psychologue,...) est également un outil pour le suivi des situations de comportements inadaptés ou de souffrance au travail liées aux organisations de travail ; mais la position de Solidaires-Météo est que, dès lors qu’on étudie des organisations de travail, les représentants du personnel doivent être associés, dans des instances officielles, ce qui n’est pour l’instant pas envisagé.

En conclusion, si cette réunion n’a pas apporté toutes les réponses aux questions posées, elle permet d’ouvrir la réflexion.

Elle montre bien l’évolution en cours, profonde, des « Comités Hygiène et Sécurité ». Au cours des vingt dernières années, ils s’étaient attelés à des tâches d’envergure : identifier et se protéger contre les dangers électrique, incendie, routier, les chutes de hauteur, les postures de travail...Dorénavant, ils auront à connaître et à traiter des difficultés humaines, des ressentis professionnels et personnels, des situations de souffrance au travail ainsi que l’impact sur les relations humaines des nouvelles « organisations de travail ».

La loi a rallongé l’acronyme traditionnel CHS : il s’écrit désormais CHSCT, avec CT pour Conditions de Travail !


Pour télécharger cet article au format pdf : Enregistrer au format PDF - Partager : FB TW