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Nous sommes tous concernés

mardi 7 octobre 2008

La Direction veut fermer 60 centres météos, voire plus. Des moyens modernes de communication permettraient, selon elle, de faire de la proximité à distance ! Belle rhétorique !

[|Ne soyons ni aveugles, ni naïfs !
Ces fermetures, si elles se réalisent, auront un impact important sur les services centraux et les directions thématiques. Mobilisons-nous à Toulouse !|]

Fermer des centres météos, c’est, en interne, se priver d’expertise humaine, de retour d’expérience, d’une connaissance géographique fine. En externe, c’est priver les interlocuteurs institutionnels et les usagers d’un contact proche et identifié, gage de qualité et de confiance.

Fermer des centres météos c’est aussi, à très courte échéance, se priver de réseaux de mesures fiables parce que validées, et utiles car transmises en temps réel.

Sans une présence humaine importante sur tout le territoire :

- Comment maintenir le réseau d’observation au sol Radome, nivologie, feux de forêts, bouées, sans compter tous les postes financés par les conseils généraux ou régionaux, mais dont l’entretien nous incombe ?
- Comment maintenir un réseau de radiosondages, dont les données sont nécessaires aux modèles et au calibrage des satellites ?
- Comment contrôler la validité des mesures effectuées ? Comment déceler la dérive d’un capteur et y remédier ?
- Comment entretenir un réseau de transmission de données en temps réel ?

La Direction, aujourd’hui, ne sait pas répondre à ces questions primordiales. Nous devons garder la maîtrise de ces domaines qui ne doivent en aucun cas être sous-traités.

Rappelons que Météo-France s’est engagé dans deux axes : caractériser le changement climatique et améliorer nos prévisions à toutes les échelles de temps. Sans réseau de données d’une qualité exemplaire, que devient alors l’intérêt de développer un modèle performant, s’il est inapplicable parce que les données d’entrées sont entachées d’erreur ? De la même manière, comment travailler alors efficacement sur les séries climatiques, pour en dégager les variations aux différentes échelles ? Quelle réactivité pourrons-nous avoir dans le suivi au plus près des phénomènes exceptionnels, suivi essentiel pour la protection des personnes et des biens ?

Dans ces conditions que veut nous imposer la Direction, quel avenir pour la climatologie, quel avenir pour la modélisation ? Quel avenir pour les services concernés : recherche, modélisation, prévision, climatologie, instrumentation…

[(Voilà pourquoi Toulouse doit se mobiliser : derrière l’avenir de nos implantations territoriales se joue aussi l’avenir de nombreuses missions remplies par les directions thématiques et les services centraux.

Il ne s’agit pas que de solidarité avec les collègues des régions, mais d’un combat commun que nous devons mener ensemble, parce que nous sommes attachés à nos métiers et à la qualité des services que nous rendons à la collectivité.)]


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