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Télétravail, l’élève Météo-France peut mieux faire !

épisode 3 du groupe de travail

mercredi 5 septembre 2012

La troisième réunion s’est tenue le 30 août dernier.
Le SPASMET-Solidaires était représenté par Yannick Mur et José Chevalier.

Deux points à l’ordre du jour de cette journée : retour sur l’enquête et balayage des emplois types.

Pour répondre à la demande du groupe, la DRH a lancé un questionnaire vers les chefs de service afin de connaître l’existant et les éventuelles attentes ; les réponses ont été présentées en séance.

La représentativité de l’enquête laisse perplexe : elle reflète plus le point de vue plus ou moins personnel des chefs de service dans le cadre existant, sans sortir du politiquement correct (pas de télétravail chez moi, et pas de demande particulière…) et un rapide sondage local montre que le questionnaire n’a pas dépassé cet échelon hiérarchique.

On y apprend quand même que l’usage de la calculette (outil permettant de se connecter au réseau MF à distance, et à des heures incongrues pour certain) est assez répandu mais pour des raisons très diverses ( travail en réseau, assistances sportives…)
Quant à l’éventuelle solution télétravail dans le cadre des restructurations, les réflexions sont peu ou pas engagées, mais ce n’est pas étonnant puisque la direction s’est toujours opposée à cette solution.
[*Une véritable enquête sur les attentes en matière de télétravail reste donc à faire, de même qu’un vrai débat sur les conséquences d’une telle organisation au sein de l’établissement.
*]

La réunion a porté l’après-midi sur l’analyse des emplois types (classification DRH de tous les postes) et leur éligibilité au télétravail : de totalement exclu à " télétravaillable majoritaire".

Il s’avère rapidement que la classification par poste et non par tâche est bloquante. L’exemple de l’exploitant semi-permanent en station (classé "technicien d’exploitation") est révélateur : ses tâches variées doivent lui permettre de prétendre au télétravail sur certaines (climatologie, réseau…), plus aisément que la tâche prévi-conseil. Aucune raison donc d’exclure la solution télétravail, possible au moins partiellement.
Les syndicats ont obtenu de la DRH qu’elle se tourne vers les services pour détailler les emplois types au niveau des tâches afin de préciser l’éligibilité au télétravail. Le résultat de ce travail sera présenté lors de la réunion du 26 septembre. La psychologue du travail assistera à cette réunion qui abordera aussi les conditions de travail du télétravailleur.

Le SPASMET-Solidaires participe à ce groupe en restant en accord avec la motion de congrès de 2009 complétée par la motion du CN de mai 2011. Dans le respect de ces textes, on prend acte de l’accord du PDG concernant la possibilité d’étudier la solution travail en télé centre, rejetée jusqu’ici par principe par la direction depuis l’émergence de l’idée télétravail. Cette alternative a toujours été défendue par le syndicat comme étant une moins mauvaise solution.

[*Trois axes revendicatifs se dégagent pour la suite :

-  obtenir la mise en place d’un suivi ou contrôle du télétravail par les représentants du personnel, et en particulier d’une instance de recours en cas de rejet de demandes. Pour nous, les CAP ont toute la légitimité pour remplir cette fonction.

-  défendre une éligibilité la plus large possible et obtenir un engagement de révision régulière de la classification.

-  travailler sur des propositions spécifiques aux restructurations, y compris pour les agents des stations déjà « restructurées ».
*]

Sur ce dernier point, rien de comparable en effet entre le télétravail proposé à un poste qui le pratique déjà « sous le manteau » ( il s’agit plutôt là de régularisation voire d’une offre de confort pour certains bénéficiaires) , et le télétravail comme moins mauvaise solution aux problèmes de fermeture. C’est évidemment un point de friction important avec la direction.

[(Rappel de la motion du congrès SPASMET-Solidaires de 2009, complétée par le conseil national de mai 2011 :
Le conseil national du SPASMET- Solidaires rappelle sa position de congrès 2009 : « Dans l’organisation du travail, le maintien de relations professionnelles et sociales doit être préservé, sous la forme de rencontres physiques fréquentes et régulières avec les collègues. Pour le SPASMET-Solidaires, le travail à distance ne peut être envisagé que dans des locaux professionnels adaptés et dédiés, au sein de Météo-France ou d’autres services publics.
Le SPASMET-Solidaires s’oppose au travail à domicile, en raison des risques d’intrusion de la vie professionnelle dans la vie familiale et personnelle, et d’isolement professionnel et social. »
Toutefois, dans le cadre de fermeture de centres, en l’absence de local professionnel dédié obtenu, et sur demande d’un agent, le SPASMET-Solidaires considère que le travail à domicile peut être une réponse à une difficulté particulière. Pour éviter toute dérive de la part de l’administration, le recours exceptionnel à ce type de solution implique un cadrage et un suivi rigoureux des conditions de travail (temps de travail, plage horaire de travail, fréquence de retour au centre de rattachement, etc...).)]


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