MI de juin 2022

Le péril jeune ?

Depuis quelque temps, on sent certain.es éditorialistes très fébriles. L’inquiétude est là. Elle se mesure aux propos ironiques, méprisants, suffisants, voire insultants à l’égard des jeunes...
Sans doute l’instinct de survie s’exprime-t-il face à leur monde qui a quelques hoquets ?

Il ne s’agit pas ici de politique électorale, pas plus de changement climatique, encore moins de la longueur des maillots de bain. Non, c’est bien plus “grave” ! Les jeunes, et même “leurs” jeunes sont tentés par le pas de côté, le désengagement du système.

Tant qu’il s’agit de jeunes salarié·es de la restauration (par exemple) qui renoncent à venir se faire exploiter dans des fast-food ou restaurants, c’est juste agaçant, car ça rallonge le service à table. Nos éditorialistes se rassurent en se disant que ça leur passera, et qu’ils et elles reviendront tôt ou tard… Certes, mais peut-être à leurs conditions !

Mais, ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est une trahison de classe : des élèves de grandes écoles dénoncent le système et ses promoteurs ! Ils et elles souhaitent mettre leurs connaissances et diplômes au service d’autres modèles de société… Quelle ingratitude ! Ils et elles osent rejeter ce modèle qui les a biberonné·es, de classes préparatoires en grandes écoles élitistes.

Que se passe t il ?
Il est révélateur que ces journalistes et autres acteurs politiques ou économiques, définitivement dans le déni, ressentent si peu les mouvances de la société. Pourtant, les mobilisations des jeunes face au désastre environnemental viennent bien de leurs enfants. Et pas question d’appliquer ici le modèle conceptuel utilisé classiquement dans leurs cercles : classe sociale défavorisée = violence. Les héritiers des boomers commencent à vouloir exercer leur droit d’inventaire et à renoncer à l’héritage.

Vu d’en haut, il y a donc péril ! Et beaucoup d’applaudir, à l’étage social du dessous (vous, nous)… “C’est bien”, “ça donne espoir”, etc.

Ok, alors donnons donc l’exemple ! Y compris à Météo-France. Cela pourrait commencer par ne pas exclure les plus jeunes du débat :
• de l’avenir de l’établissement, de la place du service public météo,
• de l’organisation du travail, de la nécessité ou pas d’un mille feuille hiérarchique et fonctionnel…
Cela passe aussi par des réponses à leurs demandes :
• d’une visibilité sur les traitements individuels (salaires, primes...),
• de règles communes clairement affichées et respectées (mobilités, promotions),
• mais surtout par l’exemplarité. 

Retrouvez l’intégralité de notre édito en cliquant sur l’image ci-dessous :

Dates des instances

CTEP
- 29 septembre 2022
CA
- 14 octobre 2022
CHSCT-EP
- 27 octobre 2022
CA
- 2 décembre 2022
CAP TSM
- 12 décembre 2022
CTEP
- 13 décembre 2022
CAP ITM
- 16 décembre 2022