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CR du CTPL du 15 Mai 2007

mercredi 16 mai 2007

compte rendu partiel du CTPL qui a eu lieu le 15 mai 2007, un compte rendu plus complet sera disponible par la suite

Le CTPL commence par une déclaration liminaire commun au SPASMET et à la CGT

Déclaration liminaire

Préalablement à notre déclaration, nous vous informons que ce CTPL aurait très bien pu ne pas se tenir en raison de la mise à disposition tardive des documents préparatoires. En effet, ces documents nous ont été adressés seulement le jeudi 10 mai dans l’après-midi.

Abstraction faite de cet accroc au règlement, venons en au sujet qui nous occupe.
Après deux années de présence de la nouvelle direction, l’heure est venue de faire le bilan de la concertation à la DIRRE. Vous nous aviez laissé entendre qu’il vous faudrait un an (en année cyclonique) pour vous faire une idée de la situation. Nous en avions pris acte et, patients, nous vous avons laissé 300 jours de plus.

L’exemple le plus frappant du refus de la concertation a été le conflit à la division Cyclone. Alors qu’il ne s’agissait que d’une mise en conformité à l’ARTT des pratiques locales, le conflit a duré neuf mois et n’a trouvé d’issue que par l’apaisement imposé lors de la venue sur place du PDG. Le règlement de ce conflit n’est pas à mettre au crédit de la DIRRE.

Les OS ont également tiré la sonnette d’alarme sur la situation désastreuse des infrastructures de Tromelin où nous déplorons que la direction dégage en touche vers l’administration des TAAF, à la seule exception des urgences manifestes. Aujourd’hui, faute d’anticiper les missions de maintenance de routine, le site est au bord de la panne totale d’énergie. Vous avez même envisagé, lors de la récente relève de début mai, un abandon du site si la maintenance mandatée en urgence ne réussissait pas à réparer la centrale éolienne. Cette mission de maintenance, effectuée en urgence, a été très temporairement couronnée de succès, permettant à la relève de démarrer son activité. L’intervention elle même, sans mettre en cause la qualité du travail possible dans le seul court laps de temps de relève initial maintenu à 4 heures sur place, bien évidemment trop court, a malheureusement été suivie d’une nouvelle panne depuis le 11 mai.

En matière d’attribution des points lors des notations, on constate que les notateurs ITM de certaines divisions sont à la fois juge et partie ; leur propre quota de points étant dans le pot commun qu’ils ont à gérer.

Un sommet d’hypocrisie a été atteint lors de la réunion de la CAL du 5 avril dernier. Réunie à l’issue du CTPL du même jour, vous avez, en opposition totale avec les pratiques locales consistant à loger les D et leurs DA d’une part, et contrairement à l’étique et à l’équité d’autre part décidé, non pas d’attribuer le logement au CMC/AG/DA, nommé récemment à ce poste, mais à un autre agent, anciennement candidat également au poste de DA mais non retenu sur cette fonction. Il n’est évidemment pas question ici de stigmatiser le bénéficiaire du logement, mais bien les procédés employés lors de cette attribution :
pourquoi avoir attendu avril 2007 pour statuer sur l’attribution d’un logement laissé vacant depuis août 2006 ?
durant cette vacance de DA, les sujétions afférentes au logement ayant bien déjà été assurées par l’autre agent, le SPASMET, dans un esprit d’apaisement, avait proposé qu’il continue sur ce schéma en lui faisant bénéficier du logement pour une période de trois ans, puis de les transférer ensuite au récemment nommé DA. Cette solution avait le mérite d’être équitable et de permettre de débloquer une situation tendue. Dans le contexte rigoriste de la DIRRE, cette solution, émanant des représentants du personnel, a été refusée d’autant qu’il semblerait qu’il y ait eu de longue date (et bien antérieurement à la CAL même si vous l’avez qualifiée d’interprétation personnelle), promesse verbale à cet agent, sans critère de limitation de durée.
Une nouvelle fois, un problème simple à gérer tournait au vinaigre en raison de l’étroitesse d’esprit de quelque petit saigneur de la guerre, en opposition avec la déclaration du PDG en octobre 2006 qui avait demandé le respect de la note SG sur les logements de fonction et dont nous attendons toujours la mise en œuvre.

Notre présence semblant ne vous servir qu’au simple cautionnement de décisions déjà prises par la direction et que nous n’approuvons pas, nous ne voyons plus l’utilité de continuer à siéger en CTPL dans ces conditions et, sauf retour au respect de notre représentativité, nous participons donc aujourd’hui à notre dernier CTPL.

Point 6 de l’ordre du jour, débriefing GAMEDE.

Ce point a été mis à l’ordre du jour à la demande du SNM-CGT et du SPASMET-SOLIDAIRES.

Ce débriefing s’est tenu le 2 mars 2007 au cours d’une réunion du CODIR à laquelle participaient :
D, DA, AE, RQ, CYC/D, PREVI/D, GILLOT/C, INFO/D, BECLIM/D, MIR/D, CC/D, CMC/D, CRC/D


Le relevé de conclusions fait à la DIRRE dit entre autre "GAMEDE s’est passé dans un contexte où l’équipe préfectorale et l’EMZPCOI étaient récents (1ere gestion d’alerte cyclonique pour la grande majorité des acteurs) et avec l’interaction d’une visite ministérielle. Ce contexte a sans doute eu un impact sur la gestion de l’épisode. Le préfet a normalement à prendre en compte des critères non météorologiques et décide in fine. Il a utilisé une option de communication abondante et centralisée……La préfecture sera sollicitée pour un débriefing de la gestion météorologique. Il ressort des interventions de chacun qu’au niveau du fonctionnement opérationnel, il n’y a pas eu de problème majeur. Les clients extérieurs se sont majoritairement montrés satisfaits, à l’image de RFO et de nombreux internautes ".

Ce point du CTP s’est déroulé sous forme de questions/réponses :
Q Spasmet : Nous sommes un peu surpris que cinq des acteurs principaux de cet épisode, à savoir les agents de la division cyclone n’aient pas été invités à ce débriefing.

Intervention FO (Z) : C’est assez désagréable pour INFO/DA qui a été présent sur le site pendant tout l’épisode, qui a mangé et dormi sur place.

R Spasmet : nous ne disons pas que INFO/DA n’avait pas sa place au débiefing, de même que nous ne contestons la présence du RQ ou de qui que ce soit d’autre, mais les cinq agents CYC plus particulièrement au cœur de l’épisode avait toute leur place

R DA : Un débriefing peut se tenir avec seulement les chefs de service.
R AE : Si les agents avaient des informations à faire remonter, ils pouvaient le faire par leur chef de division.

Q Spasmet : Etaient-ils seulement au courant de la date du débriefing, nous pensons que non puisqu’ils ont découvert le relevé de conclusions au moment où la mise en ligne a été annoncée.

R AE : En général quand ils ont quelque chose à faire remonter, ils n’attendent pas d’être invités et savent où nous trouver.

Q Spasmet : La note d’organisation de la DIRRE en alerte rouge indique " La production est partiellement suspendue dans les 3 heures qui précèdent le passage en alerte rouge, la production de sécurité continuant, quant à elle, à être assurée normalement " Lors de précédents CTPL, la direction a affirmé que de nombreux bulletins ne sont pas utiles à ce stade, côtiers, fortes pluies, bulletin marine grand large ; c’est uniquement le cyclone qui est le centre d’intérêt. Pendant l’épisode GAMEDE, ces bulletins ont été produits, par le PREVI/D d’une part et par les agents CYC d’autre part ; Nous demandons des explications.

R AE : Rien ne leur a été imposé, s’ils l’ont fait c’est qu’ils avaient du temps et y trouvaient un certain intérêt.

Q Spasmet : Point 16 du document, "Réexaminer la possibilité pour les TSM PREVI de rester au service en alerte rouge ". Où en est la direction de cet examen ?

R D : Pas de nouveauté sur ce point qui a été inscrit à la demande d’un des participants au débriefing. De même BECLIM souhaite que des agents volontaires puissent vivre un cyclone en live ; d’ailleurs d’autres agents sont aussi volontaires pour vivre cette expérience. Il serait souhaitable qu’à l’avenir des graphes et des valeurs en temps réels viennent illustrer les briefings aux médias.

Intervention Spasmet : Ce qui montre bien qu’en alerte rouge, le fonctionnement technique doit se faire avec toutes les composantes (techniques) de la DIRRE et nous vous avons déjà fait des propositions dans ce sens. Nul part à MF les agents ne travaillent par volontariat. .

R D : On n’a pas besoin de tout le monde et il y a suffisamment de chambre de veille pour ceux qui viendraient.

R Spasmet : Cette solution n’a pas été validée en 2002, et pourquoi pas non plus travailler par bénévolat tant qu’on y est.

Q Spasmet : Point 15 "Examiner l’intérêt et les possibilités de faire venir C/Gillot au centre du Chaudron en alerte rouge" Où en est l’examen de cette question ?

R D : Il n’y a pas d’examen en cours, mais lors de la discussion sur le volontariat, le chef de Gillot s’est aussi porté volontaire pour aider au Chaudron.

La relation de ce qui précède n’est pas la retranscription fidèle au mot près de l’échange, mais en est très proche.


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