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CTSS-CDL CNRM du 9 mars 2017

jeudi 30 mars 2017

Représentants SOLIDAIRES : Michel Cluzeau et Jean Philippe Lafore

A la demande de SOLIDAIRES, l’ordre du jour définitif des CTSS et CDD sera communiqué sur Quoi de Neuf. Les personnels sont ainsi invités à contacter leurs représentants pour consulter les documents préparatoires et faire part de leurs commentaires et suggestions.

Ce Compte rendu n’est pas exhaustif, nous nous sommes limités aux seuls points jugés les plus importants et aux nouveaux éléments.

Recrutement du laboratoire en 2017 :

C’était le point le plus important de la partie CDL.
CNRM/D confirme les recrutements annoncés à l’AG du CNRM :
- 6 CR DD,
- un ouvrier d’état à Safire,
- un ITM à GMDEC/MOSCA,
- une administrative de catégorie B du CNRS
- et arrivée d’un IPEF à GMME.

La discussion s’est focalise sur la procédure de recrutement des 6 CR DD, les consignes de préparation et la composition du jury d’admissibilité ne comprenant aucun expert en météorologie (exceptée une chimiste de la section 19 du CNRS).

Dans le cadre du projet 3P de MF, annonce de l’ouverture de 2 postes ITM orientés R&D : un sur la prévision ensembliste à GMME et l’autre à GMAP sur l’aéronautique (en cours de définition). Lancé par la CGT, il s’en suit un débat sur le projet 3P qui pour les syndicats est d’abord un outil d’automatisation à outrance pour réduire les effectifs de la prévision. GMAP/D est plus nuancé sur ce jugement. La question est aussi de savoir comment s’organiser pour la production, et il y a un besoin réel d’améliorer les outils existants. GMAP est très sollicité par ce projet, et le personnel demande une clarification des objectifs.

Pour démarrer la partie commune au CTSS et au CDL, nous avons lu une déclaration intersyndicale ci-dessous (CGT – FO – SOLIDAIRE) sur les conséquences catastrophiques du chantier mutualisation des tâches administratives.

Déclaration intersyndicale CGT – FO – SOLIDAIRES liminaire

Ce CTSS illustre les conséquences du chantier mutualisation que nous avions dénoncé et combattu en 2014. La mobilisation du personnel : grève, participation à des groupes de travail, puis boycott des instances CTSS et CHSCTSS… rien n’a réussi à faire plier la direction sur ce dossier et les autres.
Cette mutualisation avec comme principal objectif une réduction des effectifs, a été tellement bien préparée et conçue, que le logiciel adapté pour la gestion budgétaire Météo-France ne permet pas un suivi détaillé des dépenses par unité du CNRM, et ce quels que soient les efforts des personnels de la DCT et des équipes administratives du CNRM pour faire au mieux. On en arrive à la situation ubuesque, où le CRNM se voit obligé de mettre en place un outil de suivi du budget CNRM sur les crédits Météo-France (point n°9 de l’OJ) sans qu’on sache qui assurera cette nouvelle tâche. Une mutualisation donc qui réduit les effectifs tout en augmentant les tâches.
Autre point de forte inquiétude, le non remplacement annoncé de deux postes de secrétariat. La direction du CNRM y remédie en proposant la création d’un « pôle assistance recherche » (PAR) rattaché à la direction (point n°15 de l’OJ). Mais le document préparatoire n’y consacre que 2 phrases qui ne permettent pas de répondre aux questions et inquiétudes du personnel. Comment assurer à 3 agents les tâches assurées jusqu’ici par 5 agents ? Quelles tâches seront maintenues, ajoutées (cf point N°9 « outil de suivi du budget CNRM ») et supprimées ? Quelle organisation ? Bureaux ? Comment assurer la continuité de service pour certaines tâches (congés) ? Date de mise en œuvre ?… Nous regrettons un document préparatoire si léger qui ne peut rassurer ni les personnels directement concernés, ni l’ensemble du CNRM bénéficiant du support indispensable des secrétariats. Le CNRM n’est pas le seul service confronté à ces problèmes de non-remplacements de postes de secrétariats, comme montré par la lettre ouverte des personnels de la DSI et DSO, ce qui n’est pas pour nous rassurer.
Même les aspects hygiène et sécurité sont impactés par cette mutualisation : les habilitations, indispensables pour les missions et le travail quotidien de certains collègues, ne sont plus gérées dans les délais.
Enfin, le blocage actuel du dossier « locaux » (point n°13 de l’OJ, sans document préparatoire) pourtant urgent, illustre l’impossibilité de la DCT à respecter le calendrier de rénovation des locaux nécessaire avant l’opération de déménagement attendue par tout le CNRM depuis 2 ans pour répartir au mieux l’espace actuellement alloué au CNRM sur la Météopôle.
Cette déclaration liminaire ne met pas en cause le professionnalisme et l’implication de nos collègues des services mutualisés de la DCT, mais bien les choix d’une direction qui désorganisent les services et suscitent inquiétudes et mal-être auprès de nombreux agents du CNRM.

L’ordre du jour a été traité dans un ordre un peu différent de celui prévu.

15) Réorganisations CNRM :

​ - CEN :1 poste de TSM supprimé suite à un départ non remplacé. La direction du CEN a fait le choix de reporter cette suppression, par une restructuration, sur un poste de soutien informatique. Elle note également la fin du développement lourd du projet Synopsis qui a mobilisé 2 ETP d’informaticien.
- ​ CNRM : La direction cherche à ressembler les derniers secrétariats existants encore au CNRM dans un Pole d’Assistance à la Recherche (PAR) rattaché à la direction avec pour rôle de palier les défaillances de la DCT en matière de gestion de budget en plus de leur rôle actuel. Leur nombre est réduit de 5 à 3 avec en plus le recrutement d’un gestionnaire d’unité CNRS qui doit arriver début avril. Les 3 personnes concernées sont très inquiètes sur la quantité de travail en plus à gérer et de nombreux autres points d’organisation qui restent non traités (cf notre déclaration liminaire).
La réorganisation touche également les équipes de support qui seront regroupés au sein d’un groupe appelé Unités de Support à la Recherche, rattaché directement à la direction et composé de 4 équipes :

  • Création de l’équipe Contrats de Recherche & EUFAR AISBL (CREA) : Le dimensionnement de l’équipe (responsable d’équipe et 2 agents de DSAT/GB) nous paraît actuellement sous-dimensionnée vu l’ambition de fournir une aide au montage et suivi des contrats de recherche, en plus des tâches actuelles et de la fonction de secretaire exécutive de l’AISLB EUFAR. Par ailleurs les outils de gestions des contrats de recherche sont inefficaces et doivent être remis à plat.
  • Centre de support Informatique pour la Recherche (CSIR) : ex-CTI avec un élargissement de ses missions (support à SAFIRE, relai auprès du CEN, soutien au LACy) et à terme vers le CMS/R&D et l’ENM. La CGT insiste sur la nécessité absolue de remplacer les 2 départs à la retraite mi-2017.
  • DSAT : équipe actuelle sans les parties DAST/GB et DSAT/SAS. Cette dernière correspondant aux activités conservées de l’ex-RETIC a perdu un de ses agents suite à un départ à la retraite dont le remplacement n’est pas demandé pour le moment. CNRM/D tient à conserver 2 activités : Fiches programmes et Lu pour Vous. La CGT a demandé une clarification de la situation de la collègue restant et de la redéfinition de ses activités. Elle sera rattachée à CNRM/DAS ce qui a été officialisé après le CTSS.
  • STAR : sans modification.
    La direction reconnaît que cette réorganisation n’est pas encore aboutie, mais elle souhaitait en présenter les idées directrices et grandes lignes. Elle propose d’élaborer cette réorganisation en consultant les représentants des personnels et en finalisant un projet pour un CTSS-spécial en septembre.
    L’autre volet de la restructuration déjà présenté fin 2016, est la direction de la direction de la recherche incluant les 2 UMT (CNRM et LACy) et l’UMS SAFIRE. Le Pdg a donné son accord de principe. Les documents décrivant cette nouvelle organisation seront finalisés et également présentés au CTSS-spécial pour une mise en place au 1er janvier 2018.

8) et 9) Budget CNRM :

La mutualisation et l’impossibilité d’avoir une vue sur l’exécution du budget par la DCT n’a pas permis à la direction du CNRM de présenter le suivi du budget 2016. Le non-paiement d’un certain nombre de factures par la DCT à la fin de l’année 2016 a amputé le budget 2017. En effet les factures non payées en 2016 sur le budget 2016 devront l’être sur le budget 2017.
Recommandations de CNRM/D : Faire les commandes le plus tôt possible. Faire un retour d’expérience sur le suivi des factures, mais seule la DCT a la prérogative de réclamer les factures.
La direction du CNRM propose de mettre en place un outil de suivi du budget indispensable pour la bonne exécution du budget (bilan zéro en fin d’année). Ceci doublera la gestion faite par la DCT, puisque celle-ci ne répond pas aux besoins du CNRM. Cette tâche supplémentaire serait confiée au Pole d’Assistance à la Recherche (PAR), en plus des tâches de secrétariat et avec 2 personnes en moins. Le flou persiste donc sur la mise en œuvre de ce suivi.
Le budget MF du CNRM a été amputé de 1.8 M€ début 2017, et une autre coupure est probable avant les élections. Le PDG a des inquiétudes sur le recrutement des 5 CRDD.
La dotation du CNRS est stable avec 40 k€, plus une rallonge de 20 k€ pout=r le tomographe du CEN.
Solidaires a à nouveau posé la question des règles de gestion des « overheads » des contrats gérés par le CNRS. CNRM/D propose de s’aligner sur les règles déjà établies pour les contrats gérés par MF : cad 90 % pour les dépenses d’intérêt collectif du CNRM, 10 % pour les chercheurs du contrat. Il faut cependant tenir compte que le CNRS (DR14) prélève déjà 50 %. Il est urgent de fixer ces règles, puisque CNRM/D a déjà distribué différemment les « overheads » de certains contrats à la demande de chercheurs. Par ailleurs les « overheads » étant maintenant versés en début de contrat, il faut veiller à ne pas les dépenser avant justification.

13) Locaux :

Aucun document préparatoire n’a été fourni, sur ce dossier qui prend du retard. Notons cependant que le déménagement de GMEI est terminé.
Face à la dégradation de la situation, l’opacité et refus de communication de la part de la DCT, nous avons été interpellés par des personnels qui en arrivent à des états de souffrance au travail. Nous avons ainsi organisé inter-syndicalement une réunion dont la synthèse ci-dessous à été présentée lors du CTSS.

Argumentaire intersyndical (FO – Solidaires – CGT) sur les locaux de Navier

De plus en plus de collègues du CNRM hébergés dans le bâtiment Navier commencent à désespérer de pouvoir travailler dans des conditions convenables, y compris lorsque les travaux de réaménagement en cours seront terminés.

Constat de la situation actuelle -
- les conditions actuelles d’hébergement dans certains bureaux sont moins favorables que les recommandations et normes en vigueur. Dans certains groupes, des collègues sont hébergés à deux dans un bureau d’environ 10m² utiles. Ils ont dû sortir les armoires dans le couloir pour pouvoir circuler plus facilement dans leur bureau.
- ces conditions sont d’autant plus dommageables que le travail des agents du CNRM nécessite beaucoup de discussions qui peuvent déranger le voisin de bureau : exemple du travail de tutorat effectué par les chercheurs au bénéfice des doctorants.
- ce type de travail ne peut pas être réalisé dans des salles de réunion : le poste de travail est indispensable pour commenter, expliquer, chercher les erreurs,
- il n’est pas forcément souhaitable qu’il y ait une relation de subordination entre agents dans le même bureau (encadrants et doctorants, post doc et responsable de leur recrutement, etc.).
- plusieurs témoignages montrent que ces mauvaises conditions d’hébergement sont de plus en plus pesantes et deviennent sources de stress et de conflit potentiel entre collègues,
- certains collègues qui partagent leur bureau expriment le besoin de pouvoir s’isoler pour mieux se concentrer, lire des articles, etc. Le nombre de salle de réunions/repli est insuffisant,
- certains agents sont hébergés dans des locaux semi-aveugles, réservés à l’origine à des serveurs informatiques.

Inquiétude pour les aménagements des futurs bureaux
Des chiffres optimistes ont été fournis lors du dernier CTSS-CDL Comment ont-ils été calculés ?
Les passages de ventilation présents dans de très nombreux bureaux, les configurations des bureaux (formes, pylônes au milieu, etc.) ont-elles été pris en compte ?
A-t-on regardé si les bureaux pouvaient être aménagés de façon à respecter les normes Hygiène et Sécurité telles que les espaces nécessaires de circulation autour des tables en cas d’évacuation ?
- Inquiétude par rapport aux stagiaires de séjour inférieur à 6 mois : on leur prévoit des espaces encore plus restreints (7 m² !) alors qu’ils nécessitent un encadrement encore plus serré, et donc des échanges plus fréquents.
- lors du dernier CTSS-CDL, il avait été demandé de comparer le taux d’occupation à Navier et à Poincaré ou dans d’autres bâtiments : nous sommes toujours en attente des résultats.
- Sachant que :
– l’espace gagné sur l’ancienne médiathèque a été en partie occupé par une nouvelle salle de réunion et un espace pour une activité en expansion (drones), tous deux indispensables : seuls 25 collègues environ ont pu bénéficier de bureaux,
– une partie des collègues de GMAP (une dizaine en plus de l’équipe RECYF déjà à Navier) est venue grossir le nombre d’agents du CNRM côté Navier,
– le nombre de collègues non titulaires est stable voire augmente,
le nombre d’agents logés dans l’ancienne médiathèque est globalement compensé par les transferts de collègues de GMAP/Poincaré imposés par la DCL et par de probables nouveaux collègues contractuels.

Dans ces conditions, comment la situation actuelle, déjà très dégradée, pourra-t-elle s’améliorer et les futurs bureaux pourront-ils respecter les normes et recommandations en vigueur ? Les travaux annoncés sont repoussés de mois en mois (pour le groupe GMME (le suivant à devoir déménager), le déménagement prévu pour l’été 2016 a été repoussé à mars 2017 ; au début mars, aucun des travaux préalables au déménagement n’a encore commencé) : à quelle date les travaux seront-ils terminés ?

Conséquences actuelles et actions envisagées
Certains collègues commencent à être exaspérés par ces conditions de travail qui ne font que se dégrader. Ils estiment être responsables des conditions d’accueil des personnes qu’ils encadrent. Aussi :
- certains responsables ont déjà refusé de prendre des stagiaires par manque de place,
- d’autres envisagent de ne plus proposer de sujets de thèses,
- d’autres enfin pensent demander à être désinscrits de la liste des chercheurs.
Nous demandons à ce que cette situation qui est en train de générer de plus en plus de mal-être au travail soit étudiée sérieusement et rapidement.

La direction reconnaît l’état de la situation, et explique le blocage de la situation par l’absence de la directrice du site. Le dossier devrait reprendre mi-mars dès son retour. Une visite des locaux du CNRM à Navier et Pointcaré a effectivement eu lieu depuis, avec des promesses de démarrage rapide des travaux de réaménagement, phase préalable à la poursuite des déménagements. Toujours des promesses !
Mais après tous ces réaménagements, sans surprise le CNRM ne respectera toujours pas les normes de surface de la DCT. La question doit donc être aussi traitée à l’échelle de la Météopole, d’où la demande que ce point soit rajouté à l’OJ du prochain CHSCTSS- Météopole (31 mars) et pour lequel nous avons demandé qu’un expert issu du CTSS- CNRM puisse participer.

19) Postes CUT et ITSF :

Pas de décision de la DRH, semble t-il dans l’attente de la mise en place des nouveaux grades ITM et de l’intégration des primes ( 1% seulement !) associés à la mise en œuvre du PPCR et RIFSEEP.

Prochains RV

CDL 1er juin
CTSS-CDL pas possible le 16 novembre date de remplacement non fixée
CTSS-CDL Spécial « réorganisation » à fixer en septembre


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