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Travailler plus pour récupérer moins

mercredi 23 mars 2022

Depuis des années, Solidaires-Météo, comme d’autres OS, revendique inlassablement des rythmes de travail permettant de concilier les exigences des services, et la vie personnelle, qu’il s’agisse de la mission SPB et des services permanents, ou des services en horaires de bureau.

Pour les postes en HB, les systèmes pivots et le télétravail ont sans aucun doute apporté une certaine souplesse, voire de l’attractivité.
Pour les services permanents, l’équation n’est toujours pas résolue, et, pour Solidaires-Météo, seuls des dimensionnements adéquats permettent de rendre acceptables les contraintes cumulées des vacations de nuit, des week-ends, des jours fériés et de la continuité de service. Ce sont autant d’obligations qui justifient et exigent à nos yeux de vraies garanties de récupération et de jours de repos choisis.

La direction a cependant une toute autre approche...
Les nuits sont pénibles ? Supprimons des postes permanents (quitte à surcharger les postes restants) et saupoudrons d’une prime forfaitaire pour travail de nuit (1000€ brut par /an pour 5 nuits ou plus, à ajouter aux indemnités réglementaires). Et tant pis si cette prime n’est pas comprise par le personnel... Plus fort encore, la direction injecte des vacations en horaires de bureau dans les cycles de travail permanents ! Et elle assume totalement cette « innovation », car, selon DSR/D au dernier CHSCTEP, cela permet « de diversifier le temps de travail »...

Ainsi nous nous trompions toutes et tous depuis des années ?
La réponse à la contrainte serait encore plus de contrainte ? Plus d’allers-retours domicile-travail, moins de séquences de repos, et une disponibilité de tous les instants ? Ne manquent plus que les astreintes... Mais elles sont dans les tuyaux.

Ajoutons à cela les sous-effectifs chroniques de l’établissement qui amènent la direction à imposer aux agent·es des organisations toujours plus « agiles ».
C’est le cas du renfort « temporaire » (de 6 à 8 mois) des équipes Météo-Conseils assuré par des collègues tout juste sorti·es de l’école pour que les services puissent fonctionner en saison hivernale. Ce renfort est désormais érigé en organisation assumée par la direction qui a décidé d’imposer à la totalité des collègues sortant d’école de renforcer les régions pour la saison 2022-2023. « C’est leur rendre service, une bonne façon de vivre la réalité de terrain », disent nos dirigeant.es...

Et pendant ce (long) temps-là, quid des besoins de renouvellement d’effectifs des services centraux ? Quid de leur impératif de transmission d’expertise ? L’argument est balayé d’un revers de manche : « ce n’est que transitoire » et « ce n’est que pour une courte durée ».
Nous en sommes pourtant à la troisième année de cette disposition de renforts de 6 à 8 mois !

Retrouvez l’intégralité de notre édito en cliquant sur l’image ci-dessous :


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