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Utilité d’un service public de la météorologie

mardi 28 novembre 2017

Utilité d’un service public de la météorologie

Météo-France, Etablissement public chargé par l’Etat de « surveiller l’atmosphère, l’océan superficiel et le manteau neigeux, d’en prévoir les évolutions et de diffuser les informations correspondantes ».

Pourtant, la seule ambition de la Direction Générale de Météo-France est de permettre un désengagement de l’Etat, y compris dans la sécurité des personnes et des biens.

Et donc d’abandonner le terrain de l’expertise à une multitudes d’officines météorologiques privées, tout en limitant ses ambitions à une éventuelle survie à échelle européenne ?

Nous devons réaffirmer le rôle d’ un service public de la météorologie !

Météo-France, Etablissement public chargé par l’Etat de « surveiller l’atmosphère, l’océan superficiel et le manteau neigeux, d’en prévoir les évolutions et de diffuser les informations correspondantes » (1) est au cœur des enjeux liés au changement climatique. Au quotidien, il contribue à la sécurité des personnes et des biens en alertant sur les phénomènes météorologiques dangereux – via la carte de vigilance notamment. Il participe à l’étude du climat et à la prévision de son évolution au sein du GIEC (2).

Le service public est garant de l’adaptabilité aux besoins de la société, de l’égalité sur tout le territoire et de la continuité dans le temps du service rendu. On lui demande d’être transparent, neutre et fiable, impartial dans les rapports pour les classements communaux en état de catastrophe naturelle.

Contrairement à des entreprises privées, le service public n’est pas soumis à des critères de rentabilité à court terme. Si certaines activités sont lucratives, beaucoup ne sont pas rentables :

- collecter et produire des données pour permettre un suivi fin du climat en France et outre-mer

- faire des mesures de qualité et maintenir ces stations de mesure sur tout le territoire

- participer à la prévention des risques et à la gestion des situations de crise

- garantir une information de qualité, impartiale et transparente

- chercher à améliorer la pertinence et la réactivité de ses procédures sur le terrain

- investir dans les moyens de calculs les plus puissants pour des prévisions toujours plus justes

- améliorer la recherche fondamentale sur l’atmosphère et sa modélisation, la neige, les interactions avec la mer, les nouvelles techniques de mesures…

L’État doit rentabiliser pleinement le coût élevé de la production des données par une exploitation opérationnelle de pointe « en bout de chaîne ». L’Etat doit garantir une égale protection des citoyens et des territoires, quelque soit leur localisation ou leur niveau de vie.

A l’instar de nos voisins anglais qui ont compris récemment qu’un service météorologique leader et performant était un grande richesse, il est temps de concevoir un véritable service public français de l’environnement pour le XXIème siècle. En mettant en synergie les différents acteurs de la prévention des risques, de la sécurité des personnes et des biens, du suivi et de l’adaptation au changement climatique, en les rapprochant au niveau local pour offrir à chaque collectivité, à chaque administration, à chaque secteur d’activité la meilleure assistance et le meilleur conseil.


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